Un point de départ insolite : Maja se coupe le bout du pouce en cours de sculpture et ce petit, cet infime bout manquant va la poursuivre tout le long du roman. Un fil rouge, métaphore de l'absence, du manque, mais aussi de ce quelque chose à laisser derrière soi en grandissant. À jamais perdu ? « Tu devrais porter des vêtements rouges, vu la poisse que tu as. (...) Une chemise rouge. Si elle est rouge, le sang ne se voit pas. » Est-ce cela grandir ? Porter une chemise rouge pour cacher nos sentiments ? Mais Maja lutte, prend des coups et progresse. Un roman écrit avec une précision quasi chirurgicale : rarement les cinq sens auront été à ce point sollicités. Car le temps de l'adolescence est bien celui d'une profonde acuité où l'on peut être tour à tour extraordinairement clairvoyant mais aussi magistralement candide. Un roman de la construction de soi qui a beaucoup à offrir. Brillant, amusant, extrêmement touchant, très personnel et qui va là où on ne l'attend pas.
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| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2015 | T. Magnier | 978-2-36474-560-5 | 363 | [Paris] | AbeBooks · Momox |
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