Épousez-moi, je meurs en bon vœu de noblesse, J'ai de votre sourire une étrange beauté, De vos doux yeux l'écrin de toute ma tristesse Et pour vous conquérir, l'azur de royauté. L'aube a défiguré d'augustes diablotines, Prétendu l'or, le sang de mes maux imparfaits En criant mes sanglots à travers leurs rétines ; Je serai près de vous le plus beau des méfaits. Dans l'ombre et le carmin familiers de vos mines J'ai voulu tour à tour marcher sur l'horizon, Tantôt suivre la sève aux atours d'héroïnes ; Vos larmes de Zéphir pour ma seule oraison. Il n'est plus doux baiser qu'un vôtre je languisse : Comme un dernier refrain, pourtant fou mais discret — Rimant de grâce au seuil de vos lèvres calice — Un baiser sur mon front, un seul, me soignerait. Vous n'êtes que pour moi la fièvre impératrice, Je viens vers vous jeter le feu sur mon linceul En offrande à la flamme : un geste pas un vice ; Transcendez ma prière au glas du matin seul. ———— Ne faisons pas encore attarder l'officine, Ne blessez pas le corps d'un ange du Léthé ; Éclaircissez l'écume aux yeux d'une abyssine, Apaisez de vos mains mon cœur accidenté. Qu'attendez-vous de moi, trônant sur vos assises ? Je saigne sous l'ardoise et sous votre parure ; Nul doute que l'aurore a fait vos mains exquises : C'est que noble péché vous êtes je le jure.
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| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2020 | Éd. Stellamaris | 978-2-36868-674-4 | 78 | Brest | AbeBooks · Momox |
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