« La minette trouve un galet tacheté de marron orangé qu'elle baptise « galet léopard ». Là-dessus, elle éprouve ce léger vertige qu'on ressent quand le sable se dérobe sous nos pieds désorientés, emporté par la mer qui se retire. — Je fonds dans le sable ! Puis en remarquant les rides creusées par les vagues : — La plage est toute cassée… Rêveuse : — Papa… j'ai des super-pouvoirs ! — Ouais, je sais, moi aussi j'en avais à ton âge… Envie de l'asticoter : — C'est quoi ton nom ? — Zingaro… — Et c'est quoi ton adresse ? — Le monde entier ! » Même les extincteurs rêvent de gloire est tour à tour drolatique, poétique et noir, à l'image de son antihéros, obscur écrivain sans le sou. Ça pourrait être déprimant, mais c'est un antidépresseur qui n'a rien de générique. Certes, le protagoniste, Arthur, est dans la dèche, mais il est riche des divagations de sa gamine, du soutien sans réserve de sa femme et de sa capacité à poétiser le réel. Arthur Zingaro a été dresseur d'autruches en Afrique de l'Ouest, travailleur social et chômeur asocial. Il réside au Havre, ville qu'il aime de plus en plus en dépit du portrait pas toujours flatteur qu'il en brosse. En 2012, il publie Moi et ce diable de blues ; thriller hallucinatoire coécrit avec Richard Tabbi et béni par Dionnet l'enfant du rock & du métal hurlant. Même les extincteurs rêvent de gloire est son premier livre en solo.
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