Le « rêve d'une critique humble et émerveillée qui, en cessant de sacraliser l'art contemporain, lui rendrait sa véritable importance et l'inscrirait parmi les plus belles choses de la vie.» (Numa Hambursin) Chaque année l'AICA France (Association internationale des critiques d'art) organise Le Prix de la Critique d'Art. Une dizaine de volontaires sont invités à monter sur scène et, devant un jury international, à défendre le travail d'un artiste selon le mode du Pecha Kucha : soit une brève présentation orale s'appuyant sur la projection d'une vingtaine d'images. Le récit enlevé de Numa Hambursin, traduisant le choc que lui avait procuré la découverte des toiles de Marlène Mocquet correspond à son rapport profondément intime à l'art. Il montre à quel point mettre des mots sur une œuvre que l'on admire et soutient reste un exercice qui ne convoque pas seulement une bonne connaissance de l'histoire de l'art, un amour pour la littérature et la poésie, mais nécessite aussi d'aller fouiller dans ses propres archives sensibles, de laisser émerger ses émotions enfouies et d'écouter les impressions sourdes qui nourrissent le tête-à-tête avec une œuvre d'art. (AICA)
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