Malinka, échappée en 1942 de « la Shoah par balles » est morte en 2015 en Suisse d'un « suicide assisté ». Ces deux éléments d'une vie longue m'ont été rapportés par son fils Pierre, qui est mon ami. C'est l'euthanasie qui m'a imposé ce livre, non pas la Shoah, mais ce fait que plus tard, Malinka soit allée à Bâle avec son fils et qu'elle y est morte. Et c'est autour de cette femme, qui a publié le récit de la guerre où elle a perdu tous les siens, que se tisse une trame aujourd'hui, où l'euthanasie est l'horizon de notre autonomie. Par contraste, l'auteur se laisse pénétrer par d'autres écritures, pour trouver un texte qui échapperait au temps. Une histoire où la poésie cherche un monde à venir en mesure de préserver son bonheur contre l'horreur d'un monde qui planifie sa disparition.
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