En écrivant ce texte, je savais que j'aurais du mal à en parler, si ce n'est, que j'ai toujours considéré la vie comme une maladie, de laquelle j'ai toujours apprécié l'état de fièvre quand elle se manifestait pathologiquement. L'écriture accentue les symptômes de cette maladie, en ce que, nos divers moi qui s'y manifestent, s'en donnent à cœur joie. De la fosse ne montent que des odeurs qui sont celles de la vie en connaissance de mort. Les divers personnages de ce récit sont le rêve d'un seul écrivant. On pourrait dire plus justement, en pensant à la fille du récit : offrant son obole au passeur qui est son écriture. Ce récit a été composé en très peu de temps, et dans le sentiment que j'assistais à tous les accidents circonstanciés de mon existence. Mais la maladie est aussi celle des discours servant à la parade du cirque social. Le conscient de ce texte, et donc sa verticalité, est ce qui dresse le mât du chapiteau où se joue la folie incendiaire d'Eros humant les fumées enjouées de Thanatos. Les morts de la fosse sont aussi les mots qui attirent tous ceux qui s'y penchent ravis avec délectation.
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| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
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| 2017 | le Chasseur abstrait éditeur | 978-2-35554-407-1 | 26 | Mazères | AbeBooks · Momox |
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