Cet ouvrage se propose de reconsidérer le cycle des "Nymphéas" selon une perspective inédite, à l'aune d'un dispositif nouveau, inventé au XIXe siècle, et qui suscite aussitôt l'intérêt du cinématographe naissant: l'aquarium. Un dispositif qui ne fonctionne pas seulement comme une machine à voir autrement, comme un «écran» où les choses vont comme en apesanteur et flottant, comme un «musée vivant» où s'expose et s'archive la vie filamenteuse des profondeurs, qui est aussi très vite conçu par les artistes, cinéastes, philosophes, écrivains de la fin du siècle, comme un dispositif «mental», ouvrant sur les tréfonds de l'âme, frayant avec ce qui commence tout juste de s'appeler «l'inconscient», comme une machine à rêver (une «fantasmagorie» au sens de Max Milner) et encore, et peut-être surtout, comme une machina memorialis: une machine à mettre en branle la mémoire autant qu'à ranger, ordonner, disposer les souvenirs accumulés dans des lieux vitrés et compartimentés.
Sujet :Critique et interprétation
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| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2021 | MétisPresses | 978-2-940563-95-1 | 221 | [Genève (Suisse)] | AbeBooks · Momox |
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