courir les rues
Mo Abbas pratique la poésie du quotidien : de courts textes qui sont autant de petits tableaux de la ville, des vignettes instantanées dans lesquelles viennent s'entrechoquer une multitude de détails où se mêlent le banal et l'incongru, le rêve et la réalité, le splendide et le sordide, dans un ballet enlevé et toujours enjoué, qui ne se prive pas pour autant de poser quelques questions essentielles : Les fleurs qui tombent ont-elles des regrets | en touchant le sol ? Il lui arrive même de donner la parole aux feux de circulation à la retraite ! En vis-à-vis, répondent aux poèmes des illustrations à l'encre de chine (noir et blanc avec des aplats ocre), tout aussi fourmillantes de détails inattendus, très peuplées d'animaux divers - en particulier des oiseaux - avec toujours un ours planté quelque part. Toujours ? Après avoir refermé ce petit livre, on ne regarde plus la ville avec les mêmes yeux. La traduction en arabe est réussie, contournant adroitement les difficultés de la poésie. À l'instar d'autres recueils de poésie publiés par Le port a jauni, ce livre s'adresse à un public ado-adultes.
Recherche préremplie — titre et auteur, toutes éditions confondues — chez 8 marchands d’occasion et sites de petites annonces.
| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2020 | Le Port a jauni | 978-2-919511-59-4 | — | Marseille | AbeBooks · Momox |
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