Est-ce faire preuve d'un optimisme forcené, voire d'un optimisme naïf, que de croire à une histoire qui n'aboutit pas nécessairement à la victoire des forces de mort, à la catastrophe annoncée ? Peut-on construire une sagesse dans ce monde tourmenté ? Faut-il refuser de plus l'idée d'un Dieu qui veille à notre sort, d'une Providence bienveillante ? Refusant la résignation et le pessimisme ambiants, Paul Valadier invite à voir tout au contraire des lueurs dans l'histoire. N'est-il pas urgent en effet de réexaminer la notion de « signes des temps », si justement remise en valeur par certains textes du concile Vatican II, à partir d'une expression tirée du Nouveau Testament ? Il s'agit, non pas d'adopter une lecture de l'histoire qui s'aventure dans des anticipations toujours démenties sans assumer le présent, mais de croire que rien n'est jamais achevé, perdu, voué à la mort. Une issue est toujours possible, là où on la cherche, là où on s'obstine à ne pas baisser les bras, là où on n'écoute que modérément les « prophètes de malheur » que dénonçait le pape Jean XXIII.
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| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
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| 2017 | édition Salvator | 978-2-7067-1487-0 | 190 | Paris | AbeBooks · Momox |
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