Avant que les réseaux sociaux n'en changent la donne, c'est bien connu, les cafés du coin aimantaient la vie. Au Portugal, à Lisbonne, il semble que l'usage n'ait pas totalement disparu. En bas de chez Ianis, on se retrouve pour refaire sinon le monde dans sa globalité, tout au moins ses aspects qui ont notre faveur : le foot, Teleperformance ou le prix du café, justement, qui grimpe honteusement à soixante-dix centimes. De fait, au café du coin, on apprend la vie lisboète et de résident étranger, on s'élève doucement vers un statut moins contraint: on s'immisce dans le rythme du quotidien au point de se débarrasser des oripeaux de l'ailleurs. Au café du coin, on est entre habitués, anthropologues de comptoir. Accompagné des illustrations au trait de Laura Penez, Ianis Periac signe là, dans une langue drôle et tendre, le récit du voyage lisboète, immobile, au café du coin.
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