Le philosophe illumine la source où s'abreuve le poète. Le poète fixe la source jaillissante en cristal irisé. Il arrive que tel auteur soit philosophe et poète. Il sait d'où lui vient ce bonheur de poétiser : son ouïe est assez fine pour percevoir le murmure de son être de lumière. Car voici : l'être humain est double, son être éternel chemine par les univers en prenant corps en tel ou tel monde. Ainsi parcourt-il son chemin de Compostelle, et l'humaine condition est un pas parmi mille autres de son pèlerinage cosmique. Le philosophe déclare au poète que sa poésie éclaire la terre d'une lumière boréale où le soleil ne se couche pas. Le poète lui répond qu'il le savait de connaissance infuse, et le philosophe met un genou à terre pour saluer la dame qui dit bien mieux que lui comment les âmes s'embrasent à l'image des montagnes aurorales. Ainsi en sera-t-il toujours. « Je me suis tant promené par les sentiers qui sillonnent l'âme du monde, et j'y ai rencontré tant de beaux arbres et tant de bosquets fleuris, que j'ai su en effet que cette âme existait ».
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| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
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| 2024 | Éditions Encre rouge | 978-2-37789-788-9 | 215 | Bastia | AbeBooks · Momox |
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