On chercherait en vain dans l'art contemporain la séduction du grand art. Les oeuvres ne s'adressent plus à nous et ne sont plus faites pour être regardées, car leur originalité tient à une idée. Toutes les formes de la modernité portent l'empreinte du concept. Avec les ruptures successives du XXe siècle, l'artiste a endossé l'habit du critique et la négativité s'est substituée à la pratique effective. C'est en ce sens que l'on peut parler de la fin de l'innocence de l'art. C'est dans les écrits de Nietzsche que se dessine en creux ce thème. L'innocence renvoie à la résistance que l'art oppose à tout discours et à toute saisie réflexive, à la tension toujours irrésolue qui l'anime. L'oeuvre d'art est une énigme loin de la transparence des idées. Est-il possible de retrouver l'innocence ou est-ce la fin de l'art ?
Sujets :Art -- 20e siècle · Philosophie de l'art
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| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
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| 2020 | Éd. l'Harmattan | 978-2-343-21823-6 | 271 | Paris | AbeBooks · Momox |
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