En s'appuyant sur l'aphorisme de Lacan : « L'insconscient, c'est le social », l'auteur explore les difficultés et le dérives de la jouissance dans nos sociétés démocratiques et libérales, égalitaires et individualistes, sexuellement désinhibées mais apathiques, et interroge la place de la psychanalyse. L'auteur mène une petite enquête sur le mal-être de la « seconde modernité », une époque qui tient la jouissance comme drapeau et l'excès comme modèle, non pas pour la stigmatiser mais pour signaler que le gouvernail social est pointé vers une direction : jouir à tout prix, insoutenable pour l'économie psychique. Le psychanalyste ne peut qu'être engagé tant dans le déchiffrage de la contemporanéité que dans le soutien du désir de ses patients. Tâche délicate, qui doit tenir compte de la jouissance du corps, de ses demandes pulsionnelles sans pour autant annuler la subjectivité.
Sujets :Désir · Jouissance (psychanalyse) · Plaisir
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