Toutes les réflexions d'Antonio Gramsci tendent vers le même horizon : l'émancipation des subalternes, leur sortie des marges de l'histoire. Emprisonné par le fascisme, vivant à une époque de crise historique aigüe, il n'abandonne jamais l'objectif d'une société communiste et démocratique. Mais considère que, pour triompher, la révolution doit être repensée. Ainsi, il développe l'idée d'hégémonie, qui lui permet d'analyser le pouvoir dans sa complexité et d'appréhender la lutte des classes au-delà de sa dimension économique ; il redéfinit la société civile et l'État, désormais compris en un sens « intégral » qui combine la domination et le consentement ; il voit le parti révolutionnaire sous les traits d'un « Prince moderne » ; enfin, il s'attache à la dialectique entre « guerre de mouvement » et « guerre de position ». Même s'il convient de les actualiser, les armes intellectuelles forgées par Gramsci n'ont rien perdu de leur tranchant : elles conservent la capacité d'éclairer et d'orienter les luttes des subalternes. Ce livre, introduction pédagogique et engagée, en fait éloquemment la démonstration.
Sujets :Critique et interprétation · Hégémonie · Philosophie · Émancipation
Recherche préremplie — titre et auteur, toutes éditions confondues — chez 8 marchands d’occasion et sites de petites annonces.
Beaucoup d’éditions sont épuisées — soyez prévenu par email quand une offre d’occasion réapparaît, au prix qui vous convient.
Votre adresse sert uniquement à vous prévenir pour ce livre : une confirmation vous sera demandée par email, et chaque message contient un lien de désinscription en un clic. Aucune revente, aucune lettre d’information.
| BNF → |