C'est un texte hérissé, t'sais ? hirsute, tout héru (hirsute). Qui crisse sous l'œil, hein, tu l'entends ? Texte mal rasé, et ce qui lui pousse, c'est du poil de leuwairou (loup-garou). – Non, il faut qu'il continue son errance, sa traversée de la nuit. Et c'est récit brut, chantier et charnier. « Mécrit », disait quelqu'un-chchaipuqui. – Ton charnier, du Char nié, ah ! ah ! ah non ce n'est pas de la belle poésie !… C'est l'ossuaire qui se moque de la Sorgue ! Et ton chantier : mais de chantier à chant il n'y a pas qu'un pas, fieu****. Il y a une allure à trouver, une façon de se glisser, de se faufiler mais parfois de passer en force, et puis un tempo à trouver, battement. – Ce texte n'a pas encore trouvé ses aises dans son cours, son vautrement. Il faut trouver une fluidité dans ses cahots, son brinquebalement, ses embardées, ses emballements. Une fluidité, oui : c'est le chant. Texte qui a besoin de bouger encore, de « mousser », des se trémousser dans sa propre écume : c'est un grand chant qui n'a pas fini de se couler et de se caler, de se carrer, dans son propre espace. Ivar Ch'Vavar, lettre à Christian Edziré Déquesnes
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| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
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| 2019 | Z4 éditions | 978-2-490595-51-8 | 65 | [Les Nans] | AbeBooks · Momox |
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