« Ce livre n'est pas un hommage à Fernando Pessoa, mais une reconnaissance éperdue envers un écrivain qui m'a aidé à braver l'opulence de la misère et à supporter cette vie où il n'y avait plus que le marasme et l'adiaphorie. J'étais misérable comme la plupart de mes labadens d'origine étrangère que je côtoyais à l'université. J'avais une bourse plate, et j'enchaînais des missions précaires dans des restaurants ou dans la manutention. Cependant, contrairement à certains camarades de la faculté qui galéraient pour trouver un logement, j'avais réussi à dénicher une piaule dans un sous-sol d'une sorte de manoir d'un riche homme d'affaires. En échange, je lui tondais le gazon de son jardin une fois par semaine, et je nourrissais ses deux molosses de chiens. Ma chambre souterraine ne possédait aucune fenêtre, et les rares rayons de soleil qui m'éblouissaient le matin venaient d'une fissure d'un des murs de ma cambuse. »
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| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
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| 2016 | Mon petit éditeur | 978-2-342-05785-0 | 156 | Saint-Denis | AbeBooks · Momox |
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