Achevé en mai 1894, pour sa première participation au prix de Rome, L Été ne compte sans doute pas parmi les ouvrages les plus représentatifs de Max d Ollone. Ruvre de jeunesse, Suvre de concours, elle fut avant tout conçue pour répondre à diverses exigences dont le musicien n était pas véritablement le maître. Toutefois, entre respect d une certaine tradition académique d élégance et de clarté et pure démonstration technique, il restait encore de la place pour l expression d une véritable sensibilité. Ainsi, comment de ne pas admirer le souffle juvénile se dégageant de ces quelques pages finement ciselées, ou cette délicate conclusion aux audacieuses harmonies/? Entre la grande pureté de la partie chorale et l étonnante maîtrise de l accompagnement lui servant d écrin, le compositeur parvient à magnifier l atmosphère particulière, presque lyrique, des quatre strophes de Victor Hugo. Construit autour de deux motifs distincts, l ouvrage se caractérise par sa forme tripartite raffinée, la section centrale formant un contraste s atténuant peu à peu jusqu à la reprise attendue de la partie initiale. Profondément ancré, au-delà de quelques audaces bien excusables chez un aussi jeune garçon, dans l héritage du xixe/siècle de Jules Massenet, L Été témoigne de cette esthétique particulière propre aux ouvrages du prix de Rome. Longtemps décriés comme de simples exercices de style profondément passéistes, ils n en recèlent pas moins de véritables beautés qu il convient aujourd hui de redécouvrir.
Recherche préremplie — titre et auteur, toutes éditions confondues — chez 8 marchands d’occasion et sites de petites annonces.
Beaucoup d’éditions sont épuisées — soyez prévenu par email quand une offre d’occasion réapparaît, au prix qui vous convient.
Votre adresse sert uniquement à vous prévenir pour ce livre : une confirmation vous sera demandée par email, et chaque message contient un lien de désinscription en un clic. Aucune revente, aucune lettre d’information.