« Less is more », dit le dicton moderniste. Mais est-ce bien le cas ? À une époque où l'on nous exhorte sans cesse à faire « plus avec moins », pouvons-nous encore romantiser les prétentions du minimalisme ? Le propos d'Aureli s'exprime dans toute son actualité, alors que presque dix ans se sont écoulés depuis sa première publication : il offre un regard critique sur la pratique architecturale et sur les questions fondamentales de la discipline, que ce soit dans le passé ou pour notre avenir, en démasquant habilement l'hypocrisie du capitalisme latent qui esthétise l'ascétisme, tout en continuant de regarder avec espoir la possibilité de conserver l'idée du « less » comme point de départ. Il se veut donc le témoin d'une époque où le cadre théorique et critique de l'architecture nécessitent une profonde reconfiguration.
Sujets :Architecture · Architecture minimale · Ascétisme
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