Marquée par l'héritage de Machiavel, la modernité a séparé l'action politique de la pratique des vertus. L'agir politique obéirait à des lois échappant aux règles morales communes à notre humanité. La conservation du pouvoir et de la société admettrait l'usage de moyens inacceptables dans la vie privée. Cette conception rompt avec l'héritage chrétien mais encore avec l'essentiel de la pensée antique, aussi bien grecque que romaine. Il serait pour autant erroné d'interpréter le lien entre la politique et les vertus sous l'angle très réducteur de la seule appréciation du comportement privé des gouvernants. Il convient au contraire d'examiner la place des vertus dans l'exercice même des fonctions publiques et de manière générale de toute forme d'autorité, dans la plus pure tradition politique de notre civilisation, à laquelle cet ouvrage fait régulièrement référence. La poursuite du bien commun demande d'abord la connaissance d'idées vraies dont les vertus assurent la mise en œuvre efficace. Ce second aspect de la formation politique a trop souvent été oublié. Pour pallier cette déficience et adapter le discours aux temps contemporains, ce livre propose une analyse de la situation actuelle afin de mieux saisir l'urgence du recours aux vertus, avant d'en exposer les plus utiles au bien agir politique, parmi lesquelles figurent la justice, la prudence et la force.
Sujets :Morale politique · Religion · Église catholique
Recherche préremplie — titre et auteur, toutes éditions confondues — chez 8 marchands d’occasion et sites de petites annonces.
Beaucoup d’éditions sont épuisées — soyez prévenu par email quand une offre d’occasion réapparaît, au prix qui vous convient.
Votre adresse sert uniquement à vous prévenir pour ce livre : une confirmation vous sera demandée par email, et chaque message contient un lien de désinscription en un clic. Aucune revente, aucune lettre d’information.
| BNF → |