La tradition est que l'auteur fasse un résumé de son histoire pour appâter le lecteur éventuel. Dans mon cas, c'est tout bonnement impossible. Car cette nouvelle ne peut être résumée : on ne peut que la lire dans son intégralité... ou pas du tout ! Elle pourrait basiquement être classée dans l'horreur ou le fantastique, avec un petit côté Lovecraft et ses « grands anciens » : des divinités maléfiques qui sous-tendent le monde, déjà vieilles quand Dieu était encore jeune. Mais pour moi ce serait loin de suffire. Car ce qui la caractérise avant tout, c'est sa portée satirique et subversive : le message que l'homme n'est que vanité et suffisance. Pensant contrôler son monde, alors qu'en réalité il ne contrôle rien. Wells concluait à la fin de son plus célèbre roman que les hommes ne vivent ni ne meurent en vain. Quant à moi... je prétends tout le contraire !
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