Ces poèmes ont été écrits dans les années quatre-vingt, comme ceux d'Alexandrines lorsque l'auteure habitait Fourges, près de Vernon. Ils témoignent de l'influence de la nature sur son inspiration, des sensations et rêveries qu'elle suscite. Mais ils ne sont pas de pure contemplation. Un sentiment de vide, une révolte les traversent, comme celui de Transamance de la même époque, Révolution, qui a donné son titre au recueil : Les poupées ont cassé la vitre les voleurs de silence sont rentrés dans leur trou Les jaugeurs de bagout ont rangé leurs balances Les coureurs de rues vides ont vite atteint le fond Et les plongeurs du pont sont pris dans les rapides Nous pouvons commencer à nettoyer les lampes Et hisser le signal de notre apesanteur.
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