Les Petites siestes de Polly a d'abord paru entre 1905 et 1906 dans le Chicago Tribune. Dix-sept fois une petite fille s'endort, et nous voilà dans son rêve où le matériau du quotidien va se transformer. Dix-sept fois un réveil brutal marque le retour à la réalité, agrémenté d'une mini catastrophe. On voit, mieux encore que dans les autres livres que nous connaissions de Peter Newell, que le ressort du burlesque est l'inconscient. Les rêves de Polly expriment ses impressions, ses désirs et ses peurs avec une simplicité, une évidence, une force, une liberté qui suscitent l'adhésion complice du lecteur. Le choix de l'éditeur a été de réunir dans un petit format où figure une vignette par page des séquences qui paraissaient en planches. Un rythme visuel différent, donc, et des couleurs retravaillées avec soin, pour un plaisir au présent. (C.H.)
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