Il y a en politique des réalités aux contours incertains qui demeurent imprécises. Tel est le cas de la Société civile : comme un opéra, elle est un ensemble d'éléments qui se fondent dans une unité, elle joue sur plusieurs registres, elle revêt des formes multiples. Après avoir été opposée à la Société ecclésiastique, la Société civile ressurgit face à l'État moderne qui se pare de la personnalité morale et se veut souverain. Ils sont, comme le yin et le yang, enfermés dans un grand cercle, celui de la Nation ; ils sont indispensables l'un à l'autre ; ils s'opposent et se complètent dans une dialectique oscillant entre deux pôles, celui de la liberté et celui de l'égalité. Parce qu'il est le garant d'un ordre, l'État veut imposer à la Société civile une morale faite d'obéissance et d'autorité. Celle-ci réagit en lui rappelant que l'Homme a une conscience et, dès lors, une dignité qui doit être respectée.
Sujets :Aspect moral · Occident · Société civile
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| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
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| 2022 | Éd. l'Harmattan | 978-2-14-025722-3 | 277 | Paris | AbeBooks · Momox |
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