Réalisé à la fin du dix-huitième siècle par Itô Jakuchû, l'un des « Excentriques » de Kyôto, ce recueil de peintures utilise une technique originale à l'expressivité particulièrement puissante. Connue sous le nom de taku hanga, elle s'inspire de la pratique chinoise de l'estampage qui permet des copier les inscriptions gravées sur les stèles. Sur un fond d'un noir profond, fleurs, plantes, insectes, animaux se détachent en blanc, selon les lignes d'un tracé d'une énergie et d'une intensité saisissantes. Ces images en négatif, au titre évocateur de Fleurs précieuses du jardin mystérieux, n'étaient pas destinées au grand public mais réservées à un cercle restreint d'amis lettrés, d'où la rareté des exemplaires encore conservés dans les collections japonaises ou occidentales. Leur singulière précision, leur pouvoir de suggestion, sur ce noir à la profondeur soyeuse, presque magnétique, si elles puisent à une tradition vieille de plusieurs siècles, subjuguent par leur extraordinaire modernité.
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| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2015 | P. Picquier | 978-2-8097-1042-7 | 91 | Arles | AbeBooks · Momox |
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