Les dessins des dernières années de Louis Soutter portent en eux une énergie contagieuse. Œuvres de l'enfermement et de la frustration, elles ouvrent et questionnent. Œuvres d'un homme envoûté, elles sont envoûtantes. Tracées à l'encre de chine et le plus souvent du bout des doigts, sans plume ni pinceau, comme en prise directe sur le système nerveux, ce sont des gures, hommes et femmes, souvent de prol, des silhouettes sans ombre, ombres elles-mêmes, marchant, courant, trébuchant, vers l'inconnu mais avec la certitude de l'inéluctable. Ces formes élémentaires ont des proportions telles que le geste du bras du dessinateur assis est naturel, libre d'improviser. Peu de couleurs, souvent le noir seul, pas de profondeur illusoire, tout se passe sur le plan du papier. Au l des années, j'ai passé du temps à les regarder, dans des livres, dans des musées, dans des collections privées. Un beau jour ils se sont mis à parler en moi, je n'ai fait que les écouter, accompagner leur litanie syncopée.
Recherche préremplie — titre et auteur, toutes éditions confondues — chez 8 marchands d’occasion et sites de petites annonces.
| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2019 | Fata Morgana | 978-2-37792-034-1 | 57 | [Saint-Clément] | AbeBooks · Momox |
Beaucoup d’éditions sont épuisées — soyez prévenu par email quand une offre d’occasion réapparaît, au prix qui vous convient.
Votre adresse sert uniquement à vous prévenir pour ce livre : une confirmation vous sera demandée par email, et chaque message contient un lien de désinscription en un clic. Aucune revente, aucune lettre d’information.
| BNF → |