Je savais qu'avant ma naissance mon père avait été éditorialiste au « Patriote du Sud-Ouest », journal com-muniste publié à Toulouse. L'engagement de mon père a suivi la période 44-45 pendant laquelle il était membre des FFI (Forces Fran-çaises de l'Intérieur communistes) dans le Corps Franc Pommiès. J'ai voulu regrouper les articles qu'il avait écrits après la guerre, d'avril 1949 à la fin mai 1950. C'est en les lisant que j'ai réalisé qu'il était un commu-niste convaincu à ce moment-là. C'est surprenant pour moi de lire qu'il qualifie Staline de « défenseur de la paix », et qu'il parle de « prétendus camps de concentra-tion ». Mais, il faut bien sûr le voir comme un témoignage de l'état d'esprit de cette époque-là. La fin de sa collaboration au « Patriote » correspond au moment de ma naissance. A ce moment-là, il a demandé un poste d'instituteur à Gouzens, petit village de cam-pagne dans les environs de Cazères, afin de s'occuper de moi et pour que ma mère, tuberculeuse, puisse se soigner à Toulouse. Une autre raison, qu'il ne m'a donnée que plus tard, est qu'il a quitté le parti (et le journal) au moment où on lui a demandé faire un faux témoignage pour un camarade communiste. Françoise Massat
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| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
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| 2019 | Françoise Massat | 979-10-699-3368-2 | 355 | [Montpellier] | AbeBooks · Momox |
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