L Suvre poétique d Harry Szpilmann s impose de plus en plus comme une Suvre décisive de la poésie actuelle. Chaque titre, et c est plus vrai peut-être encore pour ce dernier livre, s inscrit dans la perspective bouleversante de l ordre du sensible. Car cette dernière suite poétique intitulée Les Corps incandescents, aussi brève soit-elle, incarne une exigence double. D abord sa nécessité vitale, celle de dire notre monde, ce qu il offre désormais comme appui extérieur, et à ce titre il n est pas une simple expérience de la parole mais de tous ses alliages qui se révèle dans l éclat tout puissant du plein jour, pour reprendre ses propres mots en ouverture du livre. Puis, dans le même mouvement, sa densité dont la portée consiste à évoquer l expérience de manière à aller droit au cSur de ce qui est visé par la parole poétique en faisant appel à l expérience profonde qui se creuse dans le corps, celle de l expérience de notre fragilité face à ce qui demeure inexplicable. Cette parole poétique s offre comme un cri porté par toute cette condition humaine qui s offre au présent, celle de nos assises, celle d une vie qui manifeste ses propres limites, tout en sachant qu il n y a pas de limites, et bien que l on s acharne à saisir toute la réalité que nous vivons.
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| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
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| 2024 | Éditions Le Cormier | 978-2-87598-040-3 | 33 | [Bruxelles] | AbeBooks · Momox |
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