propriété, économie de partage et gouvernance polycentrique
Ce n'est nullement la nature des biens qui déterminerait leur caractère de communs, mais plutôt le cadre institutionnel et réglementaire qui préside à leur érection en tant que communs, c'est-à-dire qui les institue. La notion anglo-saxonne commons est beaucoup plus expressive ici, car elle va au-delà de la ressource « tangible » pour appréhender la dynamique d'articulation et de « mise en commun » de trois grandes dimensions : une ressource, un régime collectif et un système de gouvernance. Les communautés en charge des communs sont des groupes informels et auto-institués autour de la production et de la préservation desdits communs. Elles doivent trouver des équilibres nouveaux avec les structures, publiques ou privées, qui ont la charge des biens qu'ils instituent comme communs. La perspective ouverte par les communs est vertueuse car elle offre un discours relativement robuste pour proposer une alternative à la pensée néolibérale centrée sur la dichotomie bien public-bien privé.
Sujets :Bien commun · Choses communes (droit) · Effets des innovations technologiques · Gouvernance d'Internet
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| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
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| 2022 | Éd. l'Harmattan | 978-2-343-25272-8 | 196 | Paris | AbeBooks · Momox |
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