Sur Les Chroniques de Basile, Henri Granger plante le drapeau de sa liberté. Ses pages échappent à tout cadre littéraire (nouvelle, mais aussi journal, conte, poésie…), comme lui-même renie la ligne droite de la pensée unique, les normes d'une société asservie au pouvoir et à l'argent. Il sera donc spontané, sincère, vrai, multiple : Pierrot fantasque, insaisissable Arlequin, coureur de chemins de traverse, rebelle d'aujourd'hui et serviteur d'une Marquise d'hier, balançant entre mélancolie fugitive, voluptés et volutes amoureuses ou envolées amicales, tour à tour lyrique et gouailleur, apôtre du coq-à-l'âne et romantique impénitent. Henri Granger est amoureux des mots. Il les fait vibrer, respirer, claquer. Il en joue, ironique, sur le mode populaire. Il a le don surtout d'en faire éclore des Nouveaux Mondes aux parfums et couleurs audacieux. L'épicentre de ce tournoiement kaléidoscopique ? La poésie, qui s'en revient toujours – dentelle irisée ou tissu de soies bariolées – magnifier, enfiévrer les roses de la vie.
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| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
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| 2016 | LC éditions | 979-10-93510-54-5 | 224 | [Paris] | AbeBooks · Momox |
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