Un jeune paysan pauvre, par un hiver très froid, accepte de plonger dans la mer pour gagner cent dinars ; un sultan, qui refuse d'admettre que sa femme est pour quelque chose dans sa réussite, s'en débarrasse en la cédant à un pauvre bûcheron ; le roi de Tunis apprend à tisser des tapis pour plaire à sa fiancée... Ainsi commencent quelques-uns des contes de ce recueil, contes qui mêlent des éléments issus d'un fonds culturel spécifiquement judaïque, et d'autres appartenant au fonds arabo-musulman, comme celui de la sultane à qui son mari devait tout sans le savoir, ou bien au patrimoine universel, comme celui de la paysanne devenue sultane. Les textes proposés ne sont pas tous d'un égal intérêt, mais plusieurs d'entre eux témoignent des liens étroits tissés entre communautés juive et musulmane en Tunisie au cours d'une longue cohabitation, liens illustrés par la frise, en marge du texte, où l'étoile de David et le mouton voisinent avec la main (khamsa) et le poisson, deux motifs de l'art populaire tunisien. Tous disent la sagesse, par la bouche de grands personnages, - le roi Salomon, ou le prophète Elie -, ou bien encore, à travers les conseils avisés d'une fille ou d'une épouse. Car, "kol chem min mratou" ! (Tout vient de la femme).
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| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2002 | Syros jeunesse | — | 95 | Paris | Vinted | BNF → |
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