Le mot de l'éditrice Lorsque Michèle Perret nous a proposé son texte, nous y avons tout de suite vu son originalité et sa lucidité. Originalité et lucidité parce que malgré la souffrance qui s'en dégage – pour elle, une native d'Algérie depuis plusieurs générations – elle ne verse jamais dans le pathos, dans la plainte, dans une nostalgie « négative », au contraire. Elle porte certes son regard sur ce qui s'est défait et qui aurait pu être préservé, mais aussi sur ce qui est en train de se construire malgré les aléas nombreux et complexes. Elle ne pratique à aucun moment « l'évitement », elle aborde de front, ce qui entre les Algériens et les Pieds-Noirs aurait pu, humainement et non politiquement, s'accomplir. Elle porte son regard, et le nôtre, sur un pays qui n'a pas oublié son passé, où les jeunes et les moins jeunes ont le geste fraternel envers d'anciens compatriotes qui n'ont rien oublié non plus. A lire absolument, pour cela et pour l'écriture d'une authentique écrivaine.
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| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
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| 2016 | Chèvre-feuille étoilée | 978-2-36795-100-3 | 132 | Montpellier | AbeBooks · Momox |
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