Nous voici dans une station spatiale et le récit adopte le point de vue d'un de ses habitants, une biche. Le lecteur peut néanmoins transposer dans un contexte familier, sur Terre et chez les humains, le drame vécu par une petite fille dont la mère est morte accidentellement. Pour permettre au lecteur d'accompagner l'enfant dans son chagrin, dans la tendresse de ses échanges avec sa mère morte, pour restituer leur sens aux dispositions que prennent les adultes-biches, aux rituels qui sont mis en place, le récit va utiliser des représentations surprenantes. Pour autant on n'est pas complètement dans le monde animal : la mère morte a, elle, figure humaine. Le texte adopte un ton très naturel pour raconter des choses étranges comme si elles allaient de soi et l'utilisation de l'écriture anglaise renforce un sentiment d'intimité. L'illustration, belle et sans affèteries, représente, dans chaque image, des éléments isolés empruntés à des registres hétérogènes : réaliste, imaginaire, symbolique. L'enterrement est un enciellement, et à la dernière page, la biche s'endort à côté d'une fenêtre ouverte sur un ciel étoilé. Une réserve : la transposition animalière ne peut-elle pas être déconcertante pour un lecteur enfant et gêner adhésion et compréhension ?
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| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2015 | A. Michel jeunesse | 978-2-226-25768-0 | — | Paris | AbeBooks · Momox |
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