« Il n'y a pas beaucoup de place, là où je vis ». Tout autour de lui la terre grouille de vie mais le ver de terre rêve d'air et d'espace. Il est guetté par l'oiseau immobile, impitoyable, qui va fondre, s'en saisir, l'emporter... Et c'est ainsi qu'il rejoindra l'infini du ciel. Le texte, très bref, mêle la voix du ver et celle de l'oiseau en un contrepoint ironique mais la fable cruelle est magnifiée par une illustration somptueuse qui joue sur des nuances de noir, marron, blanc cassé et l'intensité d'un jaune-orangé fluorescent. Dans un premier temps la représentation, stylisée, étouffante, de la nature structure la page, ensuite le ciel diurne, puis nocturne et étoilé, gagne en surface pour finir par se confondre avec un fond de page où tout s'abolit. Dans la même veine que Le Renard et l'étoile, du même auteur, un album étonnant, d'une grande originalité.
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| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2018 | Gallimard-Jeunesse | 978-2-07-510814-0 | — | [Paris] | AbeBooks · Momox |
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