Contre le mur constitué par le pouvoir pur, libéré de ses entraves et habilement travesti, cogne la part vive du travail. Tous les jours, des symptômes – dépression ou suicides – révèlent le caractère intolérable de cet enfermement. Comment libérer l'activité réelle, sinon en perçant le mur, en ouvrant une brèche ? Et pour cela, il nous faut, nous aussi, nous affranchir de la fascination d'un pouvoir séducteur qui, installé en nous, fait que nous inclinons aux imitations et à l'ignorance de la réalité. Et si nous ne pouvons nous soutenir pour y arriver ni de l'institution, qui ne semble pas prête à recouvrer sa puissance, ni de la révolte, qui ne peut aujourd'hui se traduire en contrainte et limite, nous devons nous appuyer – du moins provisoirement – sur l'intime et simple conviction que nous partageons avec Artaud, selon laquelle : « On n'arrêtera jamais la vie. »
Sujet :Philosophie du travail
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