Omniprésents au Moyen Âge, les fantômes auraient dû déserter l'Europe à l'avènement de la philosophie mécaniste de Descartes et de Newton. Pourtant, des silhouettes aux contours très anciens continuèrent de peupler les mondes d'Ancien Régime : enfants mort-nés, cadavres sans sépultures, gardiens spectraux de trésors oubliés…Lancée sur les traces de ces apparitions tantôt apaisantes tantôt effrayantes, Caroline Callard fait émerger les termes de ce véritable « moment spectral ». Au temps des crises qui marquent le début de l'âge moderne, la présence des fantômes est réaffirmée avec une urgence nouvelle. Que firent alors les vivants de ces morts refusant de se tenir tranquilles ? Comment organisèrent-ils la cohabitation avec ces hôtes intempestifs ? Comment cherchèrent-ils aussi, parfois, à les retenir près d'eux ?Maisons hantées, amour d'outre-tombe, villes-fantômes du Nouveau Monde ou encore élaboration d'une science des spectres au tournant du xvie siècle, ce livre novateur rend à ces morts vivants la multiplicité de leurs actions dans le monde. Au fil des pages, les fantômes retrouvent la place qui fut la leur dans la société d'Ancien Régime, une place jusqu'alors mal repérée, car ténue, fugace, impérieuse aussi. Caroline Callard est directrice d'études à l'École des hautes études en sciences sociales. Elle a déjà publié Le Prince et la République, Histoire, pouvoir et société dans la Florence des Médicis au xviie siècle (Presses de la Sorbonne, 2007).
Sujets :Dans les représentations sociales · Fantômes
Lieu :Europe
Recherche préremplie — titre et auteur, toutes éditions confondues — chez 8 marchands d’occasion et sites de petites annonces.
Beaucoup d’éditions sont épuisées — soyez prévenu par email quand une offre d’occasion réapparaît, au prix qui vous convient.
Votre adresse sert uniquement à vous prévenir pour ce livre : une confirmation vous sera demandée par email, et chaque message contient un lien de désinscription en un clic. Aucune revente, aucune lettre d’information.
| BNF → |