Pendant presque quatre mois, de mai à août 1998, en moyenne deux fois par semaine, Henri Fotso quittait Douala pour Yaoundé. À chaque rencontre avec lui, à sa résidence, sise au troisième étage d'un immeuble faisant face au marché central, Pierre Tchana accueillait le journaliste avec la même chaleur : une chaleur au parfum de cacahuètes, de limonade et d'un peu de liqueur que l'artiste lui offrait.Pendant presque quatre mois, tous deux ont parlé, parlé de l'art, de la culture, de l'histoire personnelle de l'artiste, de sa famille, de ses relations, de sa vision du Cameroun et du monde, de la vie. Henri Fotso enregistrait parfois leurs entretiens et prenait toujours des notes.Un soir, le 2 décembre 1998, le cinéaste Jean Marie Teno annonçait au journaliste la mort de Tchana !Que s'était-il passé ? Une vraie vie, telle un roman !
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