Bateau de pêche, bateau batelier, pilote, et même bateau de plaisance, il a régné de Marseille à Giens. Il devrait son nom, “museau de cochon” en français, au profil cependant très gracieux de son étrave. Le moure de pouar mesure de 5 à 9 mètres, et il est large d'un peu plus du tiers de sa longueur. Il a conservé des anciens bateaux latins l'élancement de l'étrave courbe et une guibre soutenue par l'éperon. Il travaillait encore sous voiles en 1949, et son gréement latin était avec une antenne très apiquée et une voile relativement plate, par opposition aux barques dites catalanes que l'on voyait aussi à Marseille. En 1946, les constructeurs de ces embarcations de pêche étaient si heureux qu'on s'intéressa à leur métier qu'ils vous autorisaient à déambuler dans leur chantier, à prendre des notes, à faire des croquis, et même à recopier leurs gabarits. Jean-Jérôme Baugean l'a représenté vers 1812-1817 tel que le bateau nous est parvenu jusqu'en 1950. On peut donc estimer que le mourre de pouar existait déjà au XVIIIe siècle. Sa construction avec le “gabarit de Saint Joseph” a été sauvée de l'oubli grâce à l'intérêt que Jules Vence a porté à la construction des bateaux de pêche provençaux.
Genre :Dessins et plans
Sujets :Bateaux de pêche · Navires à voiles -- Modèles réduits
Lieu :Provence (France)
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