des laboratoires du nucléaire à la guerre généralisée au vivant
Début août 1945, le monde, fasciné, découvre la puissance du feu nucléaire. Les bombardements d'Hiroshima et Nagasaki, deux villes choisies dans le but de « causer le maximum de dégâts et de pertes en vies humaines », sont l'aboutissement inévitable du projet Manhattan. Initié et mené dans le plus grand secret, ce dernier a réuni quatre années durant la fine fleur de la science internationale, les industries de pointe étatsuniennes (de Monsanto à Westinghouse) et la puissance de l'État adossé à son armée. Retraçant en un récit glaçant et solidement documenté l'histoire secrète de ce projet, Jean-Marc Royer montre comment la recherche d'une « solution totale » y prit vite le pas dans les esprits sur toute considération humaine. En cela, le nucléaire constitue une transgression majeure des interdits sociaux fondamentaux sous l'égide d'un puissant imaginaire structuré par la « rationalité calculatrice ». Ce point de bascule inaugure la guerre généralisée au vivant que mène aujourd'hui la civilisation capitaliste.
Sujets :Industrie nucléaire · Projet Manhattan
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| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
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| 2017 | le Passager clandestin | 978-2-36935-084-2 | 345 | Lyon | AbeBooks · Momox |
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