David et Galeron sont de vieux complices. Collaborant depuis 1996 (Une petite flamme dans la nuit, sur le pouvoir de la fiction dans un camp de concentration), ils nous avaient laissés sur le formidable Nom d'un chien en 2020. Ce nouveau Mime osa était donc attendu. Trop peut-être ? Les dessins de Galeron sautent à nouveau aux yeux par la pureté de leurs lignes et leur maîtrise formelle. Les textes de François David, entre petits poèmes en prose et réflexions affirmatives, incluent chacun un jeu de mots accentué par la typographie. C'est là le point faible de cet ouvrage pourtant joliment édité : en faisant jouer « samedi » avec « ça me dit », en énonçant que « Le mot livre vient du latin liber. C'est vrai, le livre libère », que la « mousse tache » ou encore que le « chat pitre est refermé », le poète nous semble avoir déjà été plus inspiré.
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