Les politiques de l'identité sont-elles vraiment porteuses d'une promesse d'égalité ? Pour Asad Haider, il n'en est rien. Au fil d'une analyse qui convoque tant l'héritage des mouvements révolutionnaires noirs que sa propre expérience de militant aux États-Unis, il montre que la compréhension de la race comme identité constitue une impasse pour la lutte antiraciste et, plus largement, pour les mouvements d'émancipation. Dévoilant la fonction consolatrice du langage de l'identité et son inscription dans une vision libérale du monde, cet essai propose une mise au point essentielle sur des sujets brûlants comme la perspective séparatiste, la rhétorique des identités blessées ou les traits constitutifs de la blanchité. Il en résulte une critique résolue du paradigme de la victimisation, qui non seulement reconduit l'idéologie de la race, mais tend à naturaliser les inégalités. À ce paradigme, Haider oppose la revendication d'une universalité insurgée : celle qui advient quand est mise en acte une pensée politique réclamant la liberté pour tous.
Recherche préremplie — titre et auteur, toutes éditions confondues — chez 8 marchands d’occasion et sites de petites annonces.
Beaucoup d’éditions sont épuisées — soyez prévenu par email quand une offre d’occasion réapparaît, au prix qui vous convient.
Votre adresse sert uniquement à vous prévenir pour ce livre : une confirmation vous sera demandée par email, et chaque message contient un lien de désinscription en un clic. Aucune revente, aucune lettre d’information.
| BNF → |