Chez les cochons chers à Arthur Geisert, le bain des enfants devient une entreprise à la fois grandiose et minutieuse. Elle est menée à bien, de façon systématique (mais on a des doutes sur son ergonomie), grâce à des installations impressionnantes et des machines sophistiquées. On retrouve le décalage des époques de référence, une société d'animaux qui dit beaucoup sur les sociétés humaines, une logique poussée à l'extrême qui flirte avec la folie, la minutie du graphisme qui répond au caractère obsessionnel de l'action. Mais, ici, on est intrigué par l'usage de la couleur. Dans l'histoire, ses éclaboussures font la joie des petits cochons ; dans l'image, elle bave, déborde, et donne un aspect tremblé au dessin. Et, surtout, même si les personnages affichent toujours le même sourire, que penser du caractère quasiment militaire de cette opération collective, dans un décor qui, dans l'hypothèse la plus bénigne, évoque un phalanstère fouriériste ? Mais ces arrière-pensées doivent-elles assombrir la jubilation que procure, ici comme ailleurs, l'univers d'Arthur Geisert ?
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| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2011 | [Autrement] | 978-2-7467-1500-4 | — | Paris | AbeBooks · Momox |
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