D'où proviennent certaines œuvres de nos musées ? Que nous disent les cicatrices des têtes de bouddhas ? Pourquoi la Chine veut-elle récupérer les porcelaines, jades et paravents du musée de Fontainebleau ? Yannick Le Marec, en convoquant les figures de Loti et de Segalen – deux écrivains militaires qui ont accompagné la marche impériale –, poursuit sa réflexion sur le récit colonial et interroge notre relation au lointain où la guerre, l'art et la littérature sont parfois intimement liés. Il aborde l'histoire des biens mal acquis et dévoile les travers communs d'un passé dont nous sommes aujourd'hui les légataires.
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