Ces deux albums de Klaas Verplancke sont tout en hauteur. L'un pour montrer la très haute maison que Léonie a construite de cent mille millions de pierres mais dont elle a oublié les fenêtres, l'autre pour accueillir le géant du vent. Le célèbre auteur-illustrateur flamand joue superbement des perspectives, des cadrages et des lumières.Dans La Maison de Léonie, l'absurdité de cette construction coupée du monde par manque d'ouverture est traduite par des cadrages qui écrasent et isolent la petite Léonie. Le texte aussi se joue de l'absurde, avec une structure en randonnée qui nous fait assister à la déconstruction de la maison après la visite des différents animaux de la forêt. Le message est clair et la dernière image convaincante, où l'on voit tous les protagonistes endormis les uns sur les autres dans le halo de lumière et de chaleur produit par le feu qui consume la porte.Dans Le géant et le vent, Klaas Verplancke parvient à faire ressentir physiquement le malaise de vivre dans ce corps trop grand, " entre la cave et le grenier ". Le corps du géant dans son costume de papier peint fleuri se tord dans les pages aux couleurs froides. La fille du vent l'appelle mais, pris dans la bourrasque, il n'est plus rien et personne ne peut le secourir. Quand il trouve enfin la fille du vent dans la chaleur d'un désert, elle lui fait découvrir le monde des livres, un monde où " il y a toujours assez de place, même pour un géant ".
Recherche préremplie — titre et auteur, toutes éditions confondues — chez 8 marchands d’occasion et sites de petites annonces.
Beaucoup d’éditions sont épuisées — soyez prévenu par email quand une offre d’occasion réapparaît, au prix qui vous convient.
Votre adresse sert uniquement à vous prévenir pour ce livre : une confirmation vous sera demandée par email, et chaque message contient un lien de désinscription en un clic. Aucune revente, aucune lettre d’information.
| BNF → |