C est un lieu commun qu il a entretenu lui-même : Roland Barthes n aimait guère le cinéma. Ce livre le premier consacré à la question ne nie pas cette résistance, mais il en montre les ambivalences et les enjeux plus profonds. Il met aussi en lumière un ensemble d écrits souvent méconnus : Greta Garbo, Claude Chabrol, Marlon Brando, le genre du péplum ou celui du film de gangster, le cinémascope, Sergueï Eisenstein, André Téchiné, Michelangelo Antonioni& tous ont fait l objet de réflexions et d analyses qui montrent que pour Barthes, le cinéma constituait un terrain d expérimentation privilégié. Philip Watts analyse finement comment sa pensée s est reconfigurée en rebondissant sur des objets à la fois artistiques et populaires. En cinq chapitres chronologiques, faits de retournements et d insistances, "Le Cinéma de Roland Barthes" propose à la fois une relecture de Barthes depuis la question du cinéma, une riche enquête historique sur les études cinématographiques, d André Bazin à Jacques Rancière, ainsi qu une réflexion très actuelle sur les articulations possibles entre politique et esthétique. L essai de Philip Watts est suivi d un entretien avec Jacques Rancière. Le philosophe y revient sur sa propre relation à Roland Barthes et sur le rapport de ce dernier au cinéma.
Genre :Cinéma
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| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2015 | De l'incidence éditeur | 978-2-918193-30-2 | 199 | [Saint-Vincent-de-Mercuze] | AbeBooks · Momox |
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