les jugements de l'"Index", du romantisme au naturalisme
L'Église romaine interdisait à ses fidèles de lire les plus grands noms de la littérature française du XIXe siècle : les œuvres de Lamartine, Hugo, Balzac, Sand, Dumas pater et filius, Sue, Flaubert, Stendhal, Feydeau, Champfleury et Zola furent strictement prohibées en leur temps. À l'époque, l'Index librorum prohibitorum se contentait de mentionner le ou les titres censurés sans préciser les motifs de condamnation. Le secret du Saint-Office occulterait encore les débats et les procès, si Rome n'avait pas ouvert les archives de la Congrégation de l'Index, en 1998. Le présent ouvrage édite et traduit cette documentation inédite, dans laquelle les censeurs romains examinaient les fictions d'écrivains à la manière de critiques littéraires, mais d'une espèce bien singulière – l'Index s'inquiétant surtout de l'influence de certains écrits sur l'intelligence, la sensibilité et le comportement d'un public vulnérable.
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