Dans un souci permanent de paix durable et de concorde solide, la société humaine exclut, pour un temps ou à vie, ses membres qui la désorganisent. Elle les rejette en prison. L'incarcération des indésirables est un moyen pour le corps social de se préserver contre la désorganisation. C'est une exclusion qui va jusqu'à la déshumanisation. Nos prisons ne sont pas toujours des lieux de correction mais plutôt un cimetière symbolique où sont enterrés les prisonniers. Dans ce châtiment, ils sont annihilés par la société. C'est là une forme de cannibalisme. Les prisons sont les lieux de « consommation » ou de « cuisson » de la liberté et de la vie des incarcérés. Cet ouvrage montre, qu'aujourd'hui encore, l'être humain est toujours « consommé » dans le châtiment que lui inflige le corps social.
Sujets :Anthropologie · Emprisonnement · Exclusion sociale · Prisons · Société
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| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
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| 2024 | Éd. l'Harmattan | 978-2-336-46466-4 | 102 | Paris | AbeBooks · Momox |
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