Après "La Grande question", Wolf Erlbruch poursuit son invitation au questionnement métaphysique. Ses collages disposés sur un fond blanc ne comportent qu'un minimum d'éléments de décor. Tout se concentre sur les deux protagonistes, le canard et la mort, petit squelette habillé d'un long manteau à carreaux et qui porte à la main une tulipe noire. Tout se joue sur leurs emplacements réciproques dans la page et dans leurs attitudes. La typo même se fait discrète, imitant celle des vieilles machines à écrire. Le canard prend conscience de la mort. Elle est là, toujours, au cas où, mais ainsi qu'elle le dit,"c'est la vie qui se charge des accidents". Ils vont s'apprivoiser, se poser des questions sur l'après. Une nuit d'hiver le canard s'endort pour toujours. La mort pose sur son ventre la tulipe noire. La dernière double page montre la mort, seule devant un aplat d'un superbe bleu, symbole de la rivière et du temps qui s'écoule inexorablement."Ainsi va la vie".
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| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
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| 2007 | Joie de lire | 2-88258-388-5 | 32 | Genève | AbeBooks · Momox |
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| 2008 | La Joie de Lire | 978-2-88258-388-8 | — | Genève | AbeBooks · Momox · Vinted | BNF → |