Peut-on envisager le rôle du collectionneur sous l'angle de la carrière ? Cet ouvrage nous invite à le penser, avec l'exemple du baron Jean-Charles Davillier (1823-1883), auteur d'une œuvre savante sur l'histoire des arts décoratifs espagnols, et collectionneur à l'origine d'un legs important aux musées nationaux. Constituer une collection, acquérir et revendre les œuvres, les exposer, en faire don aux musées, écrire sur les objets, animer une sociabilité artistique ou encore entretenir des réseaux marchands : le baron participe à l'élaboration de pratiques partagées par une communauté collectionneuse et savante, et contribue à leur professionnalisation. En adoptant plusieurs focales qui mettent en lumière différents moments de la carrière de Davillier, Élodie Baillot étudie la formation des grandes collections européennes au XIXe siècle et s'intéresse à la question des savoirs « amateurs » produits en marge de l'institution universitaire dans le champ de l'histoire de l'art, à l'époque de sa genèse et de son institutionnalisation en Europe.
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| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
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| 2024 | Éditions de la Sorbonne | 979-10-351-0986-8 | 366 | Paris | AbeBooks · Momox |
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