Un atterrissage est un retour à la terre. Ici, la terre c'est le Paris du dernier quart du XIXe siècle. Ayant échappé aux balles, aux obus et aux massacres, Prosper Quiniou a été emprisonné puis expédié en Nouvelle-Calédonie. Après y avoir vécu six ans de déportation, il est revenu dans la capitale. Lui, comme tous ses camarades d'exil, n'a pas eu droit à une assistance psychologique comme il se pratique communément aujourd'hui. Il leur a fallu se débrouiller seuls avec leurs traumatismes, leur amertume et souvent l'incompréhension de leur environnement. Prosper s'est efforcé de renouer les liens avec sa famille et a travaillé à Paris. Il lui est arrivé de retourner dans son pays bigouden natal où résidait toujours la plus grande partie de sa parentèle. Il a vécu, subi ou observé les évolutions politiques et les mutations sociales de son époque. Comment donc ce Communard, actif en avril et mai 1871, a-t-il affronté cet après amnistie ? C'est une réponse possible à cette question que le texte qui suit se propose de donner. Une histoire banale pourrait-on dire, l'histoire de ceux et celles qui contribuent à un moment exceptionnel puis retournent sans bruit dans l'anonymat. Ils ne méritent pas moins qu'on en conserve la trace.
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| Année | Éditeur | ISBN | Pages | Ville | Occasion | Notice | |
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| 2022 | Les Éditions du bois | 978-2-9576992-1-6 | 197 | [Rennes] | AbeBooks · Momox · |
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