« L'art est une prison sans barreaux dont on ne s'évade point », nous disait Léo Ferré. Dans cet ouvrage, le quatrième de son jardin poétique, Kevin Mandah fait de la poésie une chaise électrique qui vous exécute, vous électrocutant de la succulence et de l'aigreur des fruits de L'Arbre à poèmes dont il s'est chargé de gaver les mémoires et les consciences des lecteurs audacieux. Frisant les limites de l'insolite, dans cet art qu'il manie si bien, tel ce moineau qui sifflote au matin à votre fenêtre, ou le grondement des vagues d'un océan, il chante la beauté, picore les senteurs de ces femmes tangibles et virtuelles qui jalonnent les ruelles de ses souvenirs ; aussi gronde-t-il face aux injustices qui naissent et meurent dans les bras des sociétés humaines à travers les époques.
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